Charles Le Brun

Né à Paris, il attire l'attention du chancelier Séguier, qui le place à l'âge de 11 ans dans l'atelier de Simon Vouet. Il est aussi, un temps, l'élève de François Perrier. À 15 ans, il reçoit des commandes du cardinal de Richelieu et dans son travail, il fait preuve d'une capacité qui obtient les éloges généreux de Nicolas Poussin, en compagnie de qui Le Brun part pour Rome en 1642.

À Rome, il demeure 4 ans, aux frais du Chancelier de la ville. Là, il travaille sous les conseils de Poussin, en adaptant les théories d’art de ce dernier.

À son retour à Paris en 1646, Le Brun trouve de nombreux mécènes, parmi lesquels le surintendant Fouquet est le plus important ; il peint pour Fouquet un grand portrait d'Anne d'Autriche. Employé à Vaux-le-Vicomte, Le Brun s’attire les bonnes grâces de Mazarin, opposant alors secrètement Colbert contre Fouquet. Colbert reconnait aussi rapidement les pouvoirs d’organisation de Le Brun et l'attache à ses intérêts. Ensemble, ils prennent le contrôle de l'Académie de peinture et de sculpture (1648) et de l'Académie de France à Rome (1666), et a donnent un nouveau développement aux arts industriels.

La nature de son talent emphatique et pompeux est en harmonie avec le goût du Roi, qui, plein d'admiration pour les peintures de Le Brun, l’engage pour peindre une série de sujets. Louis XIV est si ravi qu’il anoblit Le Brun et lui accorde une pension de 12.000 livres.

Le Roi Louis XIV déclare Le Brun comme le plus grand artiste français de tous les temps.

À partir de cette date, tout ce qui est fait dans les palais royaux est dirigé par Le Brun. En 1663, il devient directeur de l'Académie royale de peinture et de sculpture de, où il jète les bases de l'académisme et devint le tout-puissant maître incomparable de l’art français du 17e siècle.

C'est durant cette période qu'il consacre une série d'œuvres à l'histoire d'Alexandre le Grand (Les Batailles d'Alexandre le Grand), et il ne manque pas l'occasion de faire un lien plus étroit entre la magnificence d'Alexandre et celle du grand Roi Louis XIV. Alors qu'il travaille sur ​ces oeuvres, le style de Le Brun devient beaucoup plus personnel et il s'éloigne des anciens maîtres qui l'ont influencé.