histoire

Le classicisme est une force qui est souvent présente dans les traditions post-médiévales européennes et les traditions qui s'inspirent de celles-ci ; cependant, certaines périodes sont plus liées aux idéaux classiques que d'autres, en particulier le Siècle des Lumières, et certains mouvements classicisants du modernisme.

Le Classicisme est un genre spécifique de philosophie, qui s'exprime dans la littérature, l'architecture, l'art et la musique, qui a des sources antiques grecques et romaines, et qui met l'accent sur la société. Il est particulièrement exprimé par le néo-classicisme du Siècle des Lumières.

Le classicisme est une tendance récurrente, durant la période de l'Antiquité tardive, qui connaît un grand renouveau dans l'art carolingien et ottonien. Sa deuxième résurrection, plus durable, advient durant la Renaissance italienne lors de la chute de Byzance et de la croissance de la traite avec les cultures islamiques. Cette traite entraîne un afflux de connaissances à propos de l'Antiquité de l'Europe. Jusque-là, l'identification de l'Antiquité était considérée comme une histoire continue de la chrétienté, de la conversion de l'empereur romain Constantin Ier. Le classicisme de la Renaissance introduit toute une série d'éléments oubliés de la culture européenne, y compris l'application des mathématiques et de l'empirisme dans l'art, l'Humanisme, le réalisme littéraire et pictural, ainsi que le formalisme. Surtout, il réintroduit également le polythéisme, ou « le paganisme » et la juxtaposition de l'ancien et du moderne.

Le classicisme de la Renaissance redéfinit ce qui est « classique », par rapport aux 16e et 17e siècles.

Durant cette période, le classicisme prête plus attention à la structure, la prévisibilité, l'utilisation de la géométrie et des grilles, l'importance de la discipline rigoureuse et de la pédagogie ainsi que la formation des écoles d'art et de musique. La cour de Louis XIV est considérée comme le centre de cette forme de classicisme, avec ses références aux dieux de l'Olympe comme accessoire symbolique pour l'absolutisme, son adhésion à un raisonnement déductif axiomatique et son amour de l'ordre et de la prévisibilité.

Cette période cherche la reprise de formes d'art classiques, y compris le théâtre et la musique grecque. L’opéra, dans sa forme européenne moderne, tire ses racines des tentatives de recréer la combinaison de chant, de danse et de théâtre considéré comme la norme grecque. Des exemples de cet appel au classicisme incluent les textes de Dante, de Shakespeare et de Pétrarque dans la poésie et au théâtre. Le drame Tudor, en particulier, est lui-même inspiré des idéaux classiques et des œuvres réparties dans la tragédie et de la comédie. Étudier le grec ancien est à l'époque considéré comme un essentiel de l'éducation libérale bien équilibrée.